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DANS LA VAGUE

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N° 2 / 2015

Votre premier contact

avec un bateau ?

Ça n'est pas très glamour ! J'avais

l'habitude, enfant, de prendre le

bac de l'île de Ré, avant l'arrivée

du pont en 1988. À l'époque,

il fallait attendre des heures,

c'était horrible ! La première

fois que je suis monté sur un

vrai bateau, c'est à l'adolescence

pour aller visiter une tante en

Tunisie. Sans comparer cette

traversée avec les croisières de

l'entre-deux-guerres, il y avait

quand même de l'élégance,

du style. On s’habillait pour

aller dîner. C'est un très beau

souvenir.

Vous avez plutôt le pied

marin ou lemal demer ?

J’ai la chance d'avoir le pied

marin ! J'ai un oncle marin

pêcheur en Charente-Maritime.

Il m’a emmené à plusieurs

reprises lever des filets en pleine

nuit. J'ai le souvenir d'avoir

affronté des brisants de quatre

mètres ! Et j’ai gardé comme un

hommage cette phrase de mon

oncle :

« Tu es plus résistant que

bien des marins. »

Que ce soit à la télévision

ou à la radio, pas l’ombre

d’un doute, ce journaliste

historien sait comme

personne nous plonger

au cœur de l’Histoire.

Une passion qu’il partage

également le temps de

croisières et de conférences.

Interview

Florian Delisle ¬

Q

U

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N

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B

A

T

E

A

U

AVEC

FRANCK FERRAND

Si vous étiez un navigateur

célèbre ?

Il y en aurait plusieurs ! Un

actuel, que j'ai eu l'occasion

de côtoyer, c'est Olivier de

Kersauson. Comme historien,

celui que j'aurais le plus tendance

à admirer, c'est celui que les

Portugais nomment Magalhaes

et nous Magellan. Il a dû vaincre

toutes les adversités pour aller au

bout d'un rêve : réaliser le premier

tour dumonde.

Vous êtes plutôt croisère

fluviale oumaritime ?

Je n'ai pas encore fait de croisière

fluviale mais, c'est en projet.

Je pense même que ça me

conviendrait particulièrement.

Le plaisir de ce genre de voyage,

c'est de voir le paysage changer

autour de soi. C'est comme si

on était dans un grand hôtel

qui se transporte magiquement

d'une ville à l'autre. Les grandes

croisières fluviales permettent

de fréquenter les capitales,

notamment culturelles. On peut

donc quasiment sans aucun

effort, en quittant à peine sa

chambre, visiter un grand musée

à Vienne puis à Budapest. Et ça,

ça m'amuserait et me plairait

beaucoup !

Le cocktail parfait

pour une croisière ?

La qualité des participants

me paraît essentielle ! On

est dans un espace confiné

et on est appelés à se croiser

régulièrement, il est donc très

important d'avoir des passagers

joyeux et bienveillants.

Autrement, il ne faut surtout

pas confondre croisière avec

expédition ! Il faut prendre son

temps et profiter du paquebot,

c'est comme un grand jouet à

explorer. Je pense que le secret

d'une croisière réussie, c'est la

détente !

QUESTIONNAIRE BATEAU