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N° 2 / 2015

EN VRAC

d’avoir vu Maria gagner Wimbledon quand j’avais

dix ans,

explique-t-elle.

Je la trouvais cool et je

voulais faire la même chose qu’elle. »

Autrement

dit :

« J’ai visé haut, c’est ce qu’il faut faire pour être

le ou la meilleure. »

Car Eugenie Bouchard ne

s’en cache pas :

« J'admire les gens qui ont bâti un

empire et accompli leur rêve en partant de rien,

a-t-

elle déclaré au

Elle

québécois.

C'est la preuve que

lorsqu'on croit à ce qu'on fait et qu'on travaille très

fort,

sky's the limit

! »

Et si la saison 2015 qui s’achève a été pour elle

celle de la difficile confirmation, avec les hauts

et les bas afférents, Eugenie sait que son étoile

et son acharnement au travail vont l’aider à

repartir très vite à la conquête du sommet de

la hiérarchie mondiale. De Melbourne à New

York, en passant par Singapour ou Anvers, la

jolie blonde déchaîne déjà les passions de fans

indéfectibles — baptisés la « Genie army »

— qui la couvrent de peluches à chacune de

ses apparitions et inventent sans cesse de

nouvelles chansons à sa gloire.

Mais elle a beau faire le tour de la planète pour

son métier, Eugenie Bouchard reste avant tout

une fille de Montréal, très attachée à sa ville na-

tale. Et plus particulièrement à son quartier de

Westmount, cette enclave prospère à majorité

anglophone située sur le flanc sud-ouest du

Mont-Royal. Car, eh oui !, en dépit de son pa-

tronyme très francophone, Eugenie Bouchard

ne pratique pas naturellement le joual dans le

texte, mais parle français avec un accent an-

glo-saxon d’où surgit une pointe de québécois.

Normal puisqu’elle a été élevée au sein d’une

famille qui parle l’anglais. Son prénom comme

celui de ses frères et sœurs — sa jumelle

Beatrice, sa petite sœur Charlotte et le cadet

William— elle le doit d’ailleurs à la famille

royale britannique. Et c’est dans le Murray Hill

Park (également connu sous le nom de King

George Park) qu’elle a tapé ses premières balles

de tennis alors qu’elle n’était âgée que de trois

ans. Avant de commencer à prendre sérieuse-

ment des cours deux ans plus tard

« dans un club

juste à côté de Champlain Bridge »

, précise-t-elle.

Et aujourd’hui, dès qu’elle en a l’occasion, la

championne retourne se ressourcer en famille

dans la principale métropole du Québec.

Il n’est pas rare de l’y croiser dans la rue

Sainte-Catherine, « magasinant » chez Ogilvy

ou du côté du boulevard Décarie où il lui arrive

de céder à l’appel de la poutine du Gibeau

Orange Julep.

« Les frites sont divines,

confesse-

t-elle.

Comme athlète, c'est plutôt loin de mon

alimentation quotidienne. »

Eugenie, promis,

on ne le répètera à personne…

RdM

"Genie " a très tôt

eu conscience de son don

pour le tennis et cru

en son destin

SPORT CANADA : TENNIS

© DR