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022

N° 1 / 2015

DANS LA VAGUE

LA CHRONIQUE THÉÂTRE

Dynamo

, de Claudio Tolcachir

Gymnase du Lycée Mistral,

festival d’Avignon

du

16

au

23

juillet

2015

Le Syndrome

, de Sergio Boris

Gymnase du lycée St Joseph,

festival d’Avignon

du

8

au

11

juillet

2015

Quand je rentrerai à la maison je serai un autre

,

de Mariano Pensotti

La Fabrica, festival d’Avignon

du

18

au

25

juillet

2015

Les Idées

, de Federico Leon

Théâtre de la Bastille, Paris

co-production festival d’Automne de Paris

du

7

au

16

octobre

2015

Un Poyo royo

, mis en scène par Hermes Gaido

Théâtre du Roi René, festival d’Avignon (off)

du

04

au

26

juillet

2015

Théâtre du Rond-Point, Paris

du

18

septembre

au

18

octobre

2015

Une Comédie pâtissièr

e d’Alfredo Arias

Théâtre de la Tempête, Paris

à

partir

de

fin

septembre

2015

© Paola Evelina 2014

©Ignacio Iasparra

Si les remparts d’Avignon font cette année écho à la scène argen-

tine, l’élan ne s’arrête pas là. À la rentrée, trois autres spectacles

sont annoncés à Paris. Dans

Les idées

(3), Federico Leon interroge

le processus de création et la frontière ténue qui sépare la réalité de

la fiction. On y voit un metteur en scène et son collaborateur qui

échangent leurs idées en vue d’un prochain spectacle. Sachant que

Leon joue en scène, il s’agira donc de jouer à être soi-même. Une

mise en abîme que n’aurait pas renié Pirandello !

AlfredoArias lui, leplus parisiendesArgentins (et

vice versa

) prépare

Une comédie pâtissière

au théâtre de la Tempête. Enfin, après plus de

six ans à l’affiche à Buenos Aires,

Un Poyo Royo

(4) arrive précédé

d’une rumeur enthousiaste. Sans un mot, deux hommes expéri-

mentent toutes les façons d’établir une relation dans un vestiaire

de sport. Ils se toisent, se provoquent, se désirent ou se rejettent...

Du théâtre gestuel qui emprunte aussi à la danse, à l’acrobatie, au

clown et au burlesque. À l’image de la scène argentine, nerveuse

et inventive, que le public français est invité à goûter de toute

urgence.

en veulent. La plupart sont nés dans les années 70. Ils ont grandi

sous la dictature militaire, ce qui n’est pas rien. Ils ont connu les

crises économiques et sociales qui ont suivi le rétablissement de la

démocratie, ce qui n’est pas rien non plus. Des temps difficiles où

les Argentins n’ont jamais déserté les théâtres, bien au contraire.

Art de la résistance, puis de la reconstruction, on assiste au-

jourd’hui au théâtre de la résilience. Chef de file de ce renouveau,

Claudio Tolcachir a fondé en 1998 Timbre 4, un espace culturel

protéiforme, lieu de travail, de représentations et d’apprentissage.

C’est là qu’est né

Dynamo

(1), sa dernière création. Il y raconte la

cohabitation explosive de trois femmes au parcours sinueux : une

ancienne tenniswoman décidée à reprendre de la raquette après

30 ans d’hôpital psychiatrique, sa tante ballotée entre sévères

gueules de bois et fulgurantes inspirations créatives et une im-

migrée venue d’un pays lointain qui se cache dans les armoires...

Quand on connait la propension de Tolcachir à dynamiter les rap-

ports sociaux et familiaux, ça promet !

C’est à Timbre 4 également qu’ont été invités 14 élèves de l’École

supérieure de théâtre de Bordeaux en février dernier afin d’expé-

rimenter de nouvelles méthodes de travail et de s’immerger to-

talement dans la scène indépendante de Buenos Aires. Avec eux,

le metteur en scène argentin Sergio Boris. Ensemble, ils créent

Le Syndrome

ou l’histoire d’un groupe d’étudiants français venus

étudier le théâtre à Buenos Aires. Saisis d’un mal inexplicable, ils

restent sur place et décident de vivre sur les rives du delta...

Enfin, le troisième spectacle argentin est signé Mariano Pensot-

ti (2) et son groupe Marea. Dans

Quand je rentrerai à la maison je serai

un autre

, il croise le destin de quatre protagonistes dont le passé

ressurgit avec la découverte d’une cassette de chansons enterrée

depuis des années, au temps de la dictature. Sur quoi reposent les

mythes familiaux ? Comment voyagent-ils de génération en géné-

ration ? En quoi ces mythes façonnent nos personnalités ? Autant

de questions qui traversent la pièce de Pensotti, très attendue.

RdM

3

4